Les préparatifs

Matériel, assurance, vaccins, billets d’avion et de train, visa, budget… Autant de choses auxquelles il a fallu réfléchir en prévision de notre départ. Avec nos emplois du temps déjà bien chargés, ce n’était pas évident de prendre le temps de s’occuper de tout. Nous avons donc choisit de faire le minimum indispensable pour pouvoir partir et de s’occuper du reste pendant le voyage.

Sacs à dos :

Compagnons essentiels de notre voyage : nos sacs à dos ! Ils devront contenir toutes nos affaires, être pratiques et confortables.

Pas facile de choisir le modèle qui nous convient parmi tous ceux qui existent. Après pas mal d’essais, nous opterons tous les deux pour des sacs de la marque Gregory (le Deva pour Laure et le Baltoro pour Ju). Le choix du volume des sacs n’a pas été simple non plus, entre la peur d’être trop chargés et celle que toutes nos affaires ne rentrent pas dedans.

Au final ça sera 56 litres pour Laure et 75 pour Julien.

Pour les protéger pendant le transport en avion ou en bus nous avons tout simplement pris des grands sacs ikea refermables. Idée parfaite soufflée par Vero, la mère de Laure, cela nous évitera d’acheter des housses chères et peu solides.

Contenu de nos sacs :

Première problématique, nous allons faire face à un bel écart de température entre la Sibérie et l’Asie du Sud Est. Organiser nos sacs pour passer de – 20°/-30° à + 25° voire plus, se révèle être un casse-tête sans nom ! Heureusement nous n’avons pas prévu de retourner dans des pays froid par la suite et pourrons donc renvoyer nos affaires en France le moment venu. Vu le poids et le volume de nos affaires chaudes (nos vestes et nos bottes de neige ne rentrent tout simplement pas dans nos sacs ! ), cela sera essentiel pour la suite du voyage.

Pour notre équipement d’hiver, nous avons choisi d’acheter des affaires très techniques pour limiter le poids ainsi que le volume et nous avons opté pour la technique de l’oignon. Sous couches en mérinos, vestes ou polaires techniques, coupe-vent qui nous serviront pour la suite du voyage. Nous avons également investi dans des grosses vestes, des bottes de neige et des chaussettes en laine mérinos pour affronter les températures Russes et Mongoles.
Pour le reste du voyage, nous avions déjà de quoi faire dans nos placards mais avons acheté en plus des chaussures de trail légères, des t-shirt techniques en mérinos et tencel (fibre à base d’eucalyptus). Si besoin, nous compléteront une fois en Asie.

Tout le contenu de nos sacs

Equipement technique d'hiver

Sacs d'été

Equipement électronique

Nos grosses vestes et bottes

Nos sacs pleins

MATÉRIEL ELECTRONIQUE

Deuxième problématique, Ju tient absolument à apporter tout un tas de trucs électroniques.

Pour Laure, le drone, l’appareil photo et ses objectifs, l’ordinateur, les chargeurs en tout genre et la batterie externe représentent surtout du poids dans les sacs à dos !

A nouveau nous choisissons d’investir pour avoir du matériel léger et peu encombrant. Exit le réflex de Ju, l’appareil photo que l’on emmène est un Olympus hybride ultra léger.

Le drone quant à lui est une petite folie de dernière minute de Ju. Il est tout petit et très léger mais prend de la place avec sa caisse de protection. Laure sera quand même rapidement convaincue par la qualité des photos et la perspective de nouveaux points de vue apportés par ce petit objet volant (mais tout de même un peu bruyant).

IMPACT ENVIRONNEMENTAL

Troisième problématique et pas des moindre, comment continuer, même en voyage, à limiter les emballages plastiques et les produits nocifs pour l’environnement ? Chez nous, peu de plastique et pas de produits ménagers ou d’hygiène du commerce. Nous achetons le plus possible en vrac, et fabriquons le reste. Nos sacs de vrac partiront donc avec nous, nos bouteilles thermos, nos eco-cup et nos petits couverts de voyage aussi.

-Pour la lessive nous achetons un petit appareil qui lave par électrolyse, sans détergent et nous ferons le reste à la main au savon de Marseille.

– Pour l’eau, qui n’est pas potable partout, nous préférerons acheter un stérilisateur à UV plutôt que des pastilles chlorées. Cela devrait nous éviter d’acheter des bouteilles en plastique.

– Les shampoings et savons sont solides et nous en apportons suffisamment pour tenir quelques mois. Nous essaierons d’en trouver sur la route par la suite. Les brosses à dent sont en bois et le dentifrice en poudre dans un contenant réutilisable.

 

 

Nos sacs pleins

Nos grosses vestes et bottes

Equipement technique d'hiver

Equipement électronique

Sacs d'été

Tout le contenu de nos sacs

Sacs d'été

Equipement électronique

Nos grosses vestes et bottes

Equipement technique d'hiver

Tout le contenu de nos sacs

Nos sacs pleins

PETIT MATERIEL

En plus de tout cela nous avons dû penser à toutes les petites bricoles qui nous seront utiles pendant le voyage : lampes frontales, liseuses, corde à linge et petites pinces, mousquetons, cadenas, multiprise et adaptateur, de quoi compartimenter nos sacs à dos, couteau suisse, ordinateurs de plongée, tongs et petits chaussons (essentiels pour le transsibérien) sans oublier nos duvets et sacs de soie.

Santé :

 Les vaccins sont une étape quasi obligatoire avant de partir. Nous avons donc pris tous les deux rendez-vous dans un centre de vaccination et nous sommes retrouvés devant un nombre d’injections plutôt conséquent (heureusement qu’on n’a pas peur des piqures !). Laure avait déjà fait pas mal de vaccins avant de partir en Asie en 2012, ça sera donc 4 vaccins pour elle. Ju aura droit à 5 injections puis 4 rappels la semaine d’après. L’effet des vaccins s’est bien fait ressentir, à peine rentrés nous dormirons pendant des heures et nous réveilleront tout courbaturés !

Concernant les médicaments, comme nous en prenons très peu (voire jamais) habituellement nous embarquons le minimum. De l’anti moustique et quelques huiles essentielles pour compléter et nous voilà parés pour l’aventure.

Billets d’avion et de train :

Le début de notre périple se déroulera principalement en train sur la mythique voie du Transsibérien. D’après ce qu’on a pu lire il sera très facile d’acheter nos billets une fois sur place, surtout en plein hiver. C’est tant mieux, car nous voulions être libres de s’organiser à la dernière minute et de se laisser porter par les envies et les rencontres. Nous ne réservons donc aucun billet de train avant de partir.
Pour les trajets en avion, que nous essaierons de limiter, pas de billet tour du monde. Ceux-ci restent chers et laissent peu de place à l’imprévu. Les seuls billets que nous réservons avant de partir sont pour Cardiff et Saint-Pétersbourg. Nous prendrons le reste au fur et à mesure lorsque nous envisagerons les prochaines étapes, tout en étant conscients du risque que les prix grimpent.

Visas :

L’une des plus grosses contraintes pour le voyage, les visas. Nous devrons respecter les délais, les dates limites d’entrée et de sortie des territoires, les durées des visas, prévoir le budget nécessaire et du temps pour les démarches.
Généralement les visas sont valables trois mois à partir de la date d’émission. Après ce délai, il n’est plus possible de rentrer dans le pays. Une fois sur place, selon les pays, nous sommes autorisés à rester entre 30 et 90 jours. Ainsi, les seuls visas que nous ayons pu faire depuis la France sont ceux pour la Russie, la Mongolie et la Chine. Ce sont aussi les plus difficiles à obtenir car il faut fournir tout un tas de documents.
Autre difficulté, la plupart des pays demandent une preuve d’entrée et de sortie de territoire pour accorder les visas, en général les billets d’avion. Comme nous n’en avons pas, cela nous oblige à passer par un organisme qui nous fournit des réservations de billets qui suffiront pour obtenir nos visas.

Budget :

C’est la partie du voyage que nous avons le moins préparé. Nous avons une idée générale des pays dans lesquels nous dépenserons plus et ceux où la vie est moins chère et gardons en tête l’envie de travailler si besoin. Nous avons préféré nous équiper de matériel plutôt cher mais technique qui devrait nous éviter d’avoir à en racheter et limiteront aussi les dépenses pour faire des lessives.

Tout compris (matériel, visas, vaccins, transports et vie sur place…), nous partons avec 26 000 euros à deux pour un an de voyage environ.

Pour accumuler un tel budget, nous sommes tous les 2 partis de 0. Laure, tout juste diplômée, a pris une collaboration dans un cabinet de psychomotricité et un poste de salariée (toujours en psychomotricité). De nombreuses heures de travail et peu de dépenses inutiles pendant plus d’une année et demie lui auront permis de réunir suffisamment pour ce projet. Julien, a changé de travail en quittant en CDI pour un CDD. L’augmentation de salaire ainsi que les primes liées à la fin de contrat et à la société suffirent à réunir l’autre part du budget. A cela nous avons pu rajouter tout ce qu’on a gagné en vendant nos affaires suite à la vente de l’appartement.

Heureusement pour nous, nos amis et familles nous ont gâtés pour nos anniversaires et Noël ce qui nous a évité pas mal de dépenses. Merci pour les cadeaux et les participations à ce grand voyage ! Merci aussi à Véro, la mère de Laure, qui (en plus des cadeaux) a cousu un super sac en soie pour Julien.

 

Nos chats :

Trouver quelqu’un pour garder nos deux chats pendant le voyage a été l’étape la plus difficile de nos préparatifs. Chaque fois que l’on pensait avoir trouvé une solution, celle-ci tombait à l’eau. Pas question de les abandonner, ni de les laisser à quelqu’un en qui nous n’avions pas 100% confiance. Heureusement c’est finalement Sandra, la sœur de Laure, qui a accepté de les garder. Nous devrons tout de même trouver des solutions pendant ses vacances afin qu’elle puisse partir tranquille et que nos chats soient bien entourés. Pas facile à distance mais toujours plus simple que de trouver quelqu’un pour l’année entière !